Passer de chômeur à entrepreneur vivant du gaming

Comment je suis passé de chômeur à dirigeant d’une structure top FR en moins d’1 an.

Je me lance dans la rédaction de mon histoire esportive. Cette aventure a été un réel tournant dans ma vie et je ne regrette rien. Cette situation de chômage a été une vraie galère. Alors pourquoi raconter tout ça ? Car j’ai réussi à rendre cette expérience positive. Le chômage n’est pas une fatalité, et est justement un des moments de la vie où il est fondamental de se remettre en question. C’est aussi une période propice à l’exploration de nouveaux projets qui vous trotte dans la tête depuis des années.

Le système scolaire m’a abandonné.

J’ai toujours eu des facilités à l’école. Toujours dans les premiers de la classe. Très certainement grâce (ou à cause) d’une éducation assez stricte et très suivi sur le plan scolaire. Le parfait petit élève qui rentre bien dans le moule du système. J’ai eu une scolarité sans embûches jusqu’à mes 21 ans. Brevet, seconde, première S, terminale S, bac S, prépa et première année d’école d’ingénieur.

Finalement, j’ai commencé à me poser des questions assez tard puisqu’après cette fameuse année réussie en école d’ingénieur, je suis parti sur un coup de tête. C’était la première fois de ma vie que je brisais ce moule dans lequel le système scolaire m’avait enfermé dans le but de me faire devenir un salarié modèle.

Je suis le cadet de la fratrie et j’ai toujours aimé apprendre des choses à mes petits frères, sœurs, cousins, cousines. Très attiré par la pédagogie, j’ai fait une année à l’IUFM pour devenir instituteur en école primaire. Cette année a été incroyable d’apprentissages avec notamment un stage en Irlande exceptionnel. Ce métier n’étant pas non plus fait pour moi, j’ai cette fois-ci, pris la décision de tout arrêter en plein milieu de l’épreuve orale du concours. Je revois encore la tête ébahi du jury lorsque je me suis levé et que j’ai expliqué dans le plus grand des calmes que je ne savais pas ce que je faisais là et que je voulais partir parce que finalement, ce métier ne m’intéressait pas.

J’étais une nouvelle fois perdu et ma copine, ma famille et mes amis se demandaient si après toutes ces années d’études, j’allais un jour décrocher un diplôme. J’avais des tonnes de projets en tête, qui ne demandaient qu’à devenir concrets. La pression sociale et un raisonnement rationnel m’ont fait m’inscrire à la fac dans un master dans les énergies et l’environnement. J’ai passé deux ans à aller à à peine 5h par semaine en cours. Un peu de talent et de bachotage de dernière minute et j’avais enfin le diplôme tant convoité. Mon entourage était ravi.

Maintenant, place à la vraie vie.

Cette vie, elle a commencé par 6 mois où j’ai bossé en intérim à faire les trois huit dans une usine de viennoiseries surgelées. Et 6 mois de chômage.

Mais je voulais d’une vie où je pourrais enfin me consacrer à des projets qui me prendraient aux tripes. Et pour moi, ça a été l’entrepreneuriat. Je ne sais pas trop comment me lancer, ni dans quoi, ni avec qui. J’ai à ce moment-là, la chance d’avoir un ami (coucou Laurent), qui a 40+ ans et qui a passé sa vie à créer des boites. Il me prend sous son aile et c’est parti, je me lance en auto-entrepreneur comme CM pour les entreprises de l’énergie. Je décroche quelques contrats, mais rien de transcendant et je ne kiff pas plus que ça.

Laurent me conseille alors de relancer un nouveau projet, mais cette fois, d’oublier mes études et de me consacrer à une passion. À cette époque-là, je suis diamant 1 sur LoL et 2e mondial sur Paragon (coucou ceux qui connaissent). Je suis fast learner et j’arrive à être assez fort sur pas mal de jeux compétitifs auxquels je touche. Je démarre une aventure de coach pour joueurs amateurs au travers d’Egg One School et de ma micro-entreprise : Ascension. J’ai mis un pied dans l’entrepreneuriat esportif et je ne le quitterais plus.

Les choses fonctionnaient pas mal pour moi, je rencontre les fondateurs d’une petite structure montante : Reflex. Ils sont 4 et on les mêmes ambitions entrepreneuriales que moi. On s’entend bien, on commence à bosser ensemble et on sent qu’il y a quelques choses à tenter. On fusionne nos projets pour lancer le Reflex Esport Club sous forme de S.A.S. Notre centre de formation esportif. Un encadrement complet, du joueur amateur au joueur professionnel. Notre structure cartonne pendant 2 ans, nous sortons des talents qui partent chez Vitality, LeStream, Supremacy, etc. Nous écumons les LAN FR avec de bons résultats. Nos joueurs se plaisent chez nous et aucun dramas. Notre dernière très belle aventure était la Trackmania Cup, où nous avons vibré avec 3 de nos joueurs sur scène aux côtés de Zerator.

Malheureusement, nous ne pouvions plus continuer.

Nous avons arrêté Reflex au début de l’été 2019. Il y a plusieurs raisons à cela. Nos livrets A en PLS, ma séparation avec la fille avec qui je suis resté 8 ans et surtout les divergences d’ambitions entre associés. Nous étions arrivés au bout de ce que nous pouvions faire ensemble. Nous stagnions, certains voulaient arrêter et reprendre leurs études, d’autres non. Et une start-up qui n’a presque plus de croissance, et une start-up qui meurt.

Je retourne à la vie de salarié.

Je travaille plusieurs mois en tant qu’entraîneur de tennis de table (une autre de mes passions). Cela me permet de stabiliser ma situation financière et petit à petit, de relancer un nouveau projet :

Bienvenue chez ARTK Project !

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